Tombe provençale
L’Ardent voyage
Tombe provençale.
Heureux celui qui, le cœur zélé,L’âme naïve et la lèvre fraîche,Frappé soudain de l’ardente flèche,Meurt où l’amour l’avait appelé.Sur le jardin léger de sa tombeSe marîra le myrte au cédrat.Une fontaine y murmureraOù vous verrez boire la colombe.
Là, se gardant de faire du bruit,D’antiques dieux, d’anciennes déessesÉvoqueront de nobles caressesÀ la faveur de la douce nuit.Et du rivage et de la collineLe beau pêcheur, le joli pastourViendront à l’heure où monte le jourDire le mal qui les illumine.
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