Fête nationale

À travers les grouins

À Le Pic

Le quatorze Juillet et ses chevaux de bois,Ses guinches, où les bons zigues, saoûls de pivois,Étreignent, pour l’en-avant-deux, leurs maritornes,Tandis que les cocus vont aérant leurs cornes,Me charment. J’ai revu, place du Panthéon,Le doux vieillard qui jouait de l’accordéonDans la rue Oudinot, presque sous mes fenêtres,À l’heure où la splendeur de Félisque, et ses guêtresSe dérobaient parmi les mégissiers obscurs.Car j’ai toujours aimé les humbles aux cœurs purs,

Aux pieds douteux comme un vers de Pour la Couronne,Car je suis le passant bénin, que n’environneAucun rayon, aucun éclair, aucun soleil.Mes articles me font aux concierges pareil.Aussi, dès que revient la date fatidiqueOù la junte des mannezingues se syndiquePour imbiber de furfurol le populo,Je hisse à mon balcon, — ainsi qu’au bord de l’eauQuelque tremble où le soir ému se décolore.

Un étendard fait de flanelle tricolore

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