Annie (1852)
XXVIIANNIE.
Imité de Burns.
La lune n’était point ternie,Le ciel était tout étoilé ;Et moi, j’allai trouver AnnieDans les sillons d’orge et de blé.Oh ! les sillons d’orge et de blé !
Le cœur de ma chère maîtresseÉtait étrangement troublé.Je baisai le bout de sa tresse,Dans les sillons d’orge et de blé.Oh ! les sillons d’orge et de blé !Que sa chevelure était fine !Qu’un baiser est vite envolé !Je la pressai sur ma poitrine,Dans les sillons d’orge et de blé.Oh ! les sillons d’orge et de blé !Notre ivresse était infinie,Et nul de nous n’avait parlé…Oh ! la douce nuit, chère Annie,Dans les sillons d’orge et de blé !Oh ! les sillons d’orge et de blé !
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