Écrivains contemporains. — La Fantaisie et l’imagination dans la critique
Et mourant sur la paille en alignant des rimes.
Aiguisant son bec dans un sableDe diamans et de saphirs,
Du perchoir d’or à la mangeoire.Et de la mangeoire au perchoir,
Il va, promenant jusqu’au soirCe joli rien qui fait sa gloire.
»J’ai trop régné, j’ai trop vécu ! »Et branlant sa tête caduque,Morne, il pleurait sous sa perruqueLes larmes du lion vaincu.
Benoîtement emmitouflée,Dans sa causeuse de Beauvais,Jaune, grassotte, l’œil mauvais,La gorge de pudeur gonflée,
La Maintenon au grand vieillardFaisait vis-à-vis dans la chambre;Au dehors grelottait décembre.Partout la neige et le brouillard;
Partout ce deuil expiatoireAuquel rien n’échappe ici-bas;Partout cet immense trépasDe la nature et de l’histoire;
Partout ces douloureux retoursCachés au fond de toutes choses !
Printemps d’hier, où sont tes roses?Roi de France, où sont tes amours?
Et mon vers, bien ou mal, dit toujours quelque chose.
Tuons en nous tout ce qui vibre!Et, sans regrets,Cessons d’être, sur un sol libre.Des hommes vrais !
Dépouillons, ô race chétiveD’enfans nés vieux,La grande force admirativeDe nos aïeux!
D’ailleurs, à quoi sert l’esthétique?Tous ces discours
Dont les bavards tiennent boutiqueN’ont plus de cours.
Assez de tout ce radotage!En tout procès,Il faut deux mots, pas davantage :Four ou succès !
Le poète mort jeune à qui l’homme survit.
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