Double Incendie

Festons et astragales

Hier, le feu prit à la maison de celleQui, l’an passé, m’entourait de ses bras ;Les pieds dans l’eau, trempé jusqu’à l’aisselle,J’ai fait la chaîne et je songeais tout bas :

Combien de fois, au seul bruit de mes pas,Le portier chauve a tiré sa ficelle,Quand ma beauté dont l’œil noir étincelleDiscrètement m’attendait sous les draps.

Oh ! dans ce temps de jeunesse hardie,C’était encore un plus large incendieQui brûlait là, de minuit jusqu’au jour.

Et maintenant tout s’éteint, tout s’efface.Car j’ai versé dans cette même place,L’eau sur la flamme et l’oubli sur l’amour !

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