Le Secret

Festons et astragales

Parfois la terre, ouvrant son sein qui gronde,Heurte les monts l’un sur l’autre croulants,Elle s’agite et veut jeter au mondeLe noir secret enfermé dans ses flancs ;

Un jour, une heure, et les flots ruisselantsLe vomiront sur la grève inféconde ;Il va sortir de la forêt profonde,Il monte, il monte aux lèvres des volcans.

Le cœur ému, l’humanité s’éveille…Au bruit qui passe elle prête l’oreille…Mais de la terre étouffant le transport,

Le Dieu jaloux qui nous cache les causes,Met sa main large à la bouche des choses…La voix s’arrête, et l’homme attend encor !

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