Autrement
La Figure de proue
La rudesse des monts accroupis dans la brumeDont la verdure est bleue en biais sur un cielTrès gris où le couchant lui-même ne s’allume,Fera mourir dans ma mémoire tout le mielD’Orient, les jardins de la molle délicePrintanière, et ces nuits telles que des saphirs,Si belles que l’amour même ne peut suffire,Où, sentant bon parmi les clairs de lune lisses,Le corps de la déesse est dans le creux des lys…
Quant à présent, c’est cette Afrique forestièreAvec ces monts frisés de chênes pour frontière.Quant à présent, c’est cette nymphe on ne sait où,Qui fait signe et s’enfuit dans le cri du coucou.
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