Reprise

Joies errantes

Restons ainsi, ne disons rien,La main seulement liée à la mainD’une faible étreinte attendrie.Entends ces vagues de mélancolie,Les douleurs souffertes, se briserDans nos cœurs guéris d’un baiser.Je ne veux de toi ni serments, ni mêmeQue tu me dises si tu m’aimes ;Ne me demande pas, non plus — ce serait mal —Où mon cœur tenta d’apaiser son mal !

Goûtons cette minute éperdue,Grisés, comme d’un vin vermeil,De nos pleurs pareils à la neige fonduePar le Soleil.

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