L’Âme

L’Abîme

L’Âme s’épanche en elle seule.Le corps, ce mannequin distraitN’en peut donner qu’un louche extraitAvec sa mimique si veule.

Front cynique ou face bégueuleN’est que le dessus du portrait :Un abîme toujours discretEntre Deux Cœurs étend sa gueule.L’Âme s’épanche en elle seule.

Quand l’âge l’a rendue aïeule,Plus rien d’elle ne transparaît.Le sphinx a-t-il usé la meuleDe son doute et de son regret ?Livre-t-il déjà son secretÀ la nuit qui nous enlinceule ?…L’Âme s’épanche en elle seule.

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