L’Auberge
L’Abîme
À l’auberge de l’Égoïsme,Certains soirs le Deuil apparaîtDrapé de noir et tout maigretDans son humble fantômatisme.
D’abord il jette un froid secret.Mais au bout d’un vague mutisme,Chacun reprend son air distrait,Reboit, retrinque à l’optimisme.
— « Encore un, grogne l’Intérêt,Qui se trompe de cabaret !— « Au moins, ricane le Cynisme,Quand on vient chez nous, on devraitRengainer le Croquemortisme ! »— « Bah ! j’aurai soin de ce pauvretSussurre le Jésuitisme »Bref, on relègue l’indiscretDans le coin du parasitisme.
Quelques hélas au laconisme,Mouillés d’un petit pleur suret,C’est la ration de regretDont on repaît son famélismeÀ l’auberge de l’Égoïsme.
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