La Clairière
Les Névroses
LA CLAIRIÈRE
L’Engoulevent rôdait avec la souris chauve,Lorsque sur la clairière au tapis verdoyantLa lune décocha son sourire ondoyantEt mit à chaque feuille un glacis d’argent mauve.Et j’envoyais du fond de cette forêt fauveUn regard de mon cœur à l’astre chatoyantQui promenait sur l’herbe un reflet vacillantAinsi qu’une veilleuse au milieu d’une alcôve :Soudain, je vis un être horriblement fluetQui cueillait çà et là des fleurs, d’un doigt muet.Et tous les bruits du soir qui me semblaient si simples,Ce bois stupéfié, cette lune dessus,Me firent tressaillir, lorsque je m’aperçusQue j’avais devant moi la chercheuse de Simples.
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