La Cornemuse

Les Névroses

LA CORNEMUSE

Sa cornemuse dans les boisGeignait comme le vent qui brameEt jamais le cerf aux abois,Jamais le saule ni la rame,N’ont pleuré comme cette voix.Ces sons de flûte et de hautboisSemblaient râlés par une femme.Oh ! près du carrefour des croix,Sa cornemuse !Il est mort. Mais, sous les cieux froids,Aussitôt que la nuit se trame,Toujours, tout au fond de mon âme,Là, dans le coin des vieux effrois,J’entends gémir, comme autrefois,Sa cornemuse.

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