La Marchande d’écrevisses
Les Névroses
LA MARCHANDE D’ÉCREVISSES
Aux portes des cafés où s’attablent les vices,Elle va tous les soirs offrant des écrevissesSur un petit clayon tapissé de persil.Elle a l’œil en amande orné d’un grand sourcilEt des cheveux frisés blonds comme de la paille.Or, ses lèvres en fleur qu’un sourire entre-bâille,Tentent les carabins qui fument sur les bancs,Et comme elle a des seins droits, et que, peu tombants,Ses jupons laissent voir sa jambe ronde et saine,Chacun d’eux lui chuchote un compliment obscène.
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