La Ventouse

Les Névroses

LA VENTOUSE

La Ventouse bâille et sourit,Toujours neuve et toujours masquéePour notre œil fou, sage ou contrit ;Corolle aspireuse, et braquéeSur notre sang qui la fleurit.Elle nous tente et nous flétritDe son haleine âcre et musquée,Puis, bientôt, elle nous tarit,La Ventouse.Jusqu’au fin fond de notre espritSa succion est pratiquée :La Mort, beaucoup moins compliquée,Mange nos corps qu’elle pourrit ;Mais c’est tout l’homme qui nourritLa Ventouse !

Comentarios

Cargando comentarios…