L’Officiant

Paysages et paysans

Or donc, c’était pendant la messe de minuit :Tout flamboyait, l’autel, la nef et la tribune,Celle-ci, par tous les soulards de la commune,Devenue un enfer de désordre et de bruit.

Soudain, se retournant, d’un geste exaspéréSoulevant à demi sa chasuble de fête,Montant ses regards durs sur cette foule bête,Tonitruesquement rugit le grand curé :

« Vous me connaissez bien, là-bas, les bons apôtres ?Vous savez que je peux en prendre un parmi vous,M’en servir de marteau pour cogner sur les autres !

Voulez-vous que j’y aille ! Assez de turbulence !Hein !… hein !… Vous vous taisez, aussi lâches que fous ! »— Et la messe reprit dans un profond silence.

Comentarios

Cargando comentarios…