Le Dictame
Paysages et paysans
Ruminant au logis tout un passé funèbreOù des ferments aigris de haine et de remordJoignaient leur goût de fiel à des saveurs de mort,J’entrais dans cette horreur où l’esprit s’enténèbre.
Quel qu’il fût, l’être humain, rien qu’avec sa présenceM’évoquant tant de mal que j’ai souffert par lui,M’aurait envenimé. Contre un si noir ennuiMa révolte grinçait de son insuffisance.
À la fin, je m’enfuis, je courus les vallées :La paix de la lumière et de l’ombre mêléesNoyait troupeau, feuillage, aux creux, sur les penchants ;
Et, guéri comme par un magique dictame,Je compris, ce jour-là, que le calme des champsRamène à leur néant les chimères de l’âme.
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