Souvenirs littéraires — 09
Avec ses vêtemens ondoyans et nacres,Même quand elle marche, on croirait qu’elle danse,Comme ces longs serpens que les jongleurs sacrésAu bout de leur bâton agitent en cadence.
Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère !
O Satan! prends pitié de ma longue misère!
Dans la chambre de PhiloxèneNous étions quatre-vingts rimeurs.
Tous les soirs danse et fête au vivier d’ApolloEt cent musiciens faisant rage sur l’eau !
Hos ego versiculos feci ; tulit alter honoraires.
Les abeilles des bois sentent pousser leur dard ;C’est le temps de chanter les baisers et les roses,Fleurs du jardin des cieux dans nos fanges écloses,Et de se restaurer de petits pois au lard.
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