Au moukattam
Fleurs de rêve
Baigne ton feston géantAu sein des eaux vaporeuses,Un sillon là-bas flottantSaigne des lueurs songeuses ;L’Astre monte lentementEt de sa clarté t’inonde,L’Astre-Roi du double MondeSe promène au firmament.
Une poussière doréeFolâtre sur tes flancs nus,Comme une main adoréeFrôlant des cheveux connus…Et sur ta cime aplatieUn ciel rose, éblouissant,De son satin ravissantSuspend la chaude partie.
Ah, si pareil aux oiseaux,Je pouvais raser ta crêteDe mon aile. . . . .. . . . . . . . .Si je pouvais, à cheval,Là sur ta côte lointaineCapricieuse et hautaineErrer, oubliant mon mal.
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