À George Bonnamour

Dédicaces

J’étais malade de regrets, de quels regrets !Toute ma bonne foi pleurait d’une méprise.Mon corps qui fut naguère fort, si faible aprèsAgonisait presque, comme un tigre agonise.

Ma face dure aux poils fauves de barbe griseSuait froid, mes yeux clos se rejoignaient trop près,D’affreux hoquets me secouaient sous ma chemiseEt mes membres s’alignaient, à la mort tout prêts.

Puis il fallut manger et boire. Comment faire ?Mais vous vous trouviez là qui me tendiez mon verreEt découpiez ma chère et me teniez le front.

Et, tout en écoutant, pieux, ma juste plainte,La consolant parfois d’un mot franc dit sans crainte,Berciez l’enfant qu’est moi des beaux jours qui seront.

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