À Félicien Champsaur
Invectives
Champsaur, n’êtes-vous pas, dites, de mon avis,Et ne trouvez-vous pas ce monde bien immonde,Je crois qu’oui, n’en voulant pour preuve sans secondeQue le poivre et le sel où vous tenez confits,
Pour nos esprits charmés à qui c’est tous profits,Vos vers d’âpre ironie et l’amère facondeDe cette prose où sous l’allure franche et rondeSi souvent un sarcasme exquis nous a ravis.
Et vous avez raison, poète que vous êtes !Marinons nos chagrins et saurons nos dégoûtsEt servons-les bien froids ; c’est rendre coup pour coups
À l’étrange société qui de nos têtesVoulut faire son jeu de massacre et son but…— Petit bonhomme vit encore et lui dit : Zut !
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