Ballade en faveur de Léon Vanier et Cie

Invectives

XXVIIBALLADE EN FAVEURDELÉON VANIER ET C

Ce que j’aime, Dieu seul le sait.Autant que le diable l’ignore…J’aime d’abord ce qui me faitPlaisir, — puis ce qui presque encore(Telles, pillules que l’on dore)Me fait mal, peine, doute ou peur.Mais, mes amis, ce que j’adoreSurtout, ce sont mes éditeurs.J’aime la femme, — un fait, ce l’estIndubitable, — comm’ j’abhorre(Avec apocope) le laid !J’aime l’absinthe bicolore :

Verte et blanche, autant que j’honoreDe loin l’eau pure et ses horreurs.Mais ce qui vaut un : « Ah ! » sonoreSurtout, ce sont mes éditeurs.Ils sont charmants, doux comme lait,Luisants comme louis qui se dore(Avec apocope) et qui plaîtÀ tout le monde. Un los s’essoreEt l’envieux que l’envi’ fore(Avec apocop’) — ses fureurs ! —(Avec idem) crèv’ comm’ pécore ;Mais, au fond, viv’nt mes éditeurs !

ENVOI

Du Kohinnor et de LahorePrinces trop grands, mais peu donneurs,C’est vers vous que je m’édulcore,Mes chers, mes tendres éditeurs.

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