Sonnet du Trou du Cul

Les Stupra

Obscur et froncé comme un œillet violetIl respire, humblement tapi parmi la mousseHumide encor d’amour qui suit la rampe douceDes fesses blanches jusqu’au cœur de son ourlet.

Des filaments pareils à des larmes de laitOnt pleuré sous le vent cruel qui les repousseÀ travers de petits caillots de marne rousse,Pour s’aller perdre où la pente les appelait.

Mon rêve s’aboucha souvent à sa ventouse.Mon âme, du coït matériel jalouse,En fit son larmier fauve et son nid de sanglots.

C’est l’olive pâmée et la flûte câline,C’est le tube d’où descend la céleste praline,Chanaan féminin dans les moiteurs enclos.

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