Prologue d’un livre dont il ne paraîtra que les extraits ci-après

Parallèlement

RÉVÉRENCE PARLER IPROLOGUE D’UN LIVRE DONT IL NE PARAITRAQUE LES EXTRAITS CI-APRÈS

Ce n’est pas de ces dieux foudroyés.Ce n’est pas encore une infortunePoétique autant qu’inopportune,Ô lecteur de bon sens, ne fuyez !On sait trop tout le prix du malheurPour le perdre en disert gaspillage.Vous n’aurez ni mes traits ni mon âge,Ni le vrai mal secret de mon cœur.Et de ce que ces vers maladifsFurent faits en prison, pour tout dire,On ne va pas crier au martyre.Que Dieu vous garde des expansifs !

On vous donne un livre fait ainsi.Prenez-le pour ce qu’il vaut en somme.C’est l’ægri somnium d’un brave hommeÉtonné de se trouver ici.On y met, avec la « bonne foy »,L’orthographe à peu près qu’on possèdeRegrettant de n’avoir à son aideQue ce prestige d’être bien soi.Vous lirez ce libelle tel quel,Tout ainsi que vous feriez d’un autre.Ce vœu bien modeste est le seul nôtre,N’étant guère après tout criminel.Un mot encor, car je vous doisQuelque lueur en définitiveConcernant la chose qui m’arrive :Je compte parmi les maladroits.J’ai perdu ma vie, et je sais bienQue tout blâme sur moi s’en va fondre ;À cela je ne puis que répondreQue je suis vraiment né Saturnien.

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