À une femme
Poèmes saturniens (1902)
VIIÀ UNE FEMME
À vous ces vers, de par la grâce consolanteDe vos grands yeux où rit et pleure un rêve doux,De par votre âme, pure et toute bonne, à vousCes vers du fond de ma détresse violente.C’est qu’hélas ! le hideux cauchemar qui me hanteN’a pas de trêve et va furieux, fou, jaloux,Se multipliant comme un cortège de loupsEt se pendant après mon sort qu’il ensanglante.Oh ! je souffre, je souffre affreusement, si bienQue le gémissement premier du premier hommeChassé d’Éden n’est qu’une églogue au prix du mien !Et les soucis que vous pouvez avoir sont commeDes hirondelles sur un ciel d’après-midi,— Chère, — par un beau jour de septembre attiédi.
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