Dans l’interminable
Romances sans paroles (1891)
VIII
Dans l’interminableEnnui de la plaineLa neige incertaineLuit comme du sable.Le ciel est de cuivreSans lueur aucune,On croirait voir vivreEt mourir la lune.Comme des nuéesFlottent gris les chênesDes forêts prochainesParmi les buées.
Le ciel est de cuivreSans lueur aucune.On croirait voir vivreEt mourir la lune.Corneille poussiveEt vous les loups maigres,Par ces bises aigresQuoi donc vous arrive ?Dans l’interminableEnnui de la plaineLa neige incertaineLuit comme du sable.
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