Malines

Romances sans paroles (1891)

MALINES

Vers les prés le vent cherche noiseAux girouettes, détail finDu château de quelque échevin,Rouge de brique et bleu d’ardoise.Vers les prés clairs, les prés sans fin…Comme les arbres des féeriesDes frênes, vagues frondaisons,Échelonnent mille horizonsÀ ce Sahara de prairies,Trèfle, luzerne et blancs gazons.

Les vagons filent en silenceParmi ces sites apaisés.Dormez, les vaches ! Reposez,Doux taureaux de la plaine immense,Sous vos cieux à peine irisés !Le train glisse sans un murmure,Chaque vagon est un salonOù l’on cause bas et d’où l’onAime à loisir cette natureFaite à souhait pour Fénelon.

Août 1872.

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