« C’est le chien de Jean de Nivelle »

Romances sans paroles (1902)

VI

C’est le chien de Jean de NivelleQui mord sous l’œil même du guetLe chat de la mère Michel ;François-les-bas-bleus s’en égaie.La Lune à l’écrivain publicDispense sa lumière obscureOù Médor avec AngéliqueVerdissent sur le pauvre mur.Et voici venir La RaméeSacrant en bon soldat du Roy.Sous son habit blanc mal famé,Son cœur ne se tient pas de joie,Car la boulangère… — Elle ? — Oui dam !Bernant Lustucru, son vieil homme,A tantôt couronné sa flamme…Enfants, Dominus vobiscum !

Place ! en sa longue robe bleueToute en satin qui fait frou-frou,C’est une impure, palsembleu !Dans sa chaise qu’il faut qu’on loue,Fût-on philosophe ou grigou,Car tant d’or s’y relève en bosse,Que ce luxe insolent bafoueTout le papier de monsieur Loss !Arrière ! robin crotté ! place,Petit courtaud, petit abbé,Petit poète jamais lasDe la rime non attrapée !Voici que la nuit vraie arrive…Cependant jamais fatiguéD’être inattentif et naïfFrançois-les-bas-bleus s’en égaie.

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