L’espoir luit
Sagesse (1893)
III
L’espoir luit comme un brin de paille dans l’étable.Que crains-tu de la guêpe ivre de son vol fou ?Vois le soleil toujours poudroie à quelque trou.Que ne t’endormais-tu, le coude sur la table ?Pauvre âme pâle, au moins cette eau du puits glacé,Bois-la. Puis dors après. Allons, tu vois, je reste,Et je dorloterai les rêves de ta sieste,Et tu chantonneras comme un enfant bercé.Midi sonne. De grâce, éloignez-vous, madame.Il dort. C’est étonnant comme les pas de femmeRésonnent au cerveau des pauvres malheureux.
Midi sonne. J’ai fait arroser dans la chambre.Va, dors ! L’espoir luit comme un caillou dans un creux.Ah, quand refleuriront les roses de septembre !
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