« Beauté des femmes, leur faiblesse, et ces mains pâles »
Sagesse (1902)
Beauté des femmes, leur faiblesse, et ces mains pâlesQui font souvent le bien et peuvent tout le mal.Et ces yeux, où plus rien ne reste d’animalQue juste assez pour dire : « assez » aux fureurs mâles
Et toujours, maternelle endormeuse des râles,Même quand elle ment, cette voix ! MatinalAppel, ou chant bien doux à vêpre, ou frais signal,Ou beau sanglot qui va mourir au pli des châles…
Hommes durs ! Vie atroce et laide d’ici-bas !Ah ! que du moins, loin des baisers et des combats,Quelque chose demeure un peu sur la montagne,
Quelque chose du cœur enfantin et subtil,Bonté, respect ! Car qu’est-ce qui nous accompagne,Et vraiment, quand la mort viendra, que reste-t-il ?
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