« La « grande ville » ! Un tas criard de pierres blanches »
Sagesse (1902)
La « grande ville ». Un tas criard de pierres blanchesOù rage le soleil comme en pays conquis.Tous les vices ont leur tanière, les exquisEt les hideux, dans ce désert de pierres blanches.
Des odeurs ! Des bruits vains ! Où que vague le cœur,Toujours ce poudroiement vertigineux de sable,Toujours ce remuement de la chose coupableDans cette solitude où s’écœure le cœur ! —
De près, de loin, le Sage aura sa thébaïdeParmi le fade ennui qui monte de ceci,D’autant plus âpre et plus sanctifiante aussiQue deux parts de son âme y pleurent, dans ce vide !
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