Lettres à Lucilius — Lettre 4

Traducido por Joseph Baillard

Quand l’homme, si longtemps inutile, inconnu,À son cinquième lustre est enfin parvenu,Il dépouille dès lors son âme puérile ;Une fois revêtu de la robe virile,Citoyen d’un État qu’il a droit de régir,Il est mûr pour penser et ferme pour agir.

Redoutant le néant, et lasse de souffrir,Hélas ! tu crains de vivre et trembles de mourir !

Pourquoi perdre à regret la lumière reçueQu’on ne peut regretter après qu’on l’a perdue ?

Qui méprise la vie est maître de la sienne. (Cinna, sc. ii.)Qui ne craint point la mort est sûr de la donner.

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