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Les mausolées français

Pleurez, muses de l’harmonie !Nous n’entendrons plus vos accents ;Elle n’est plus, cette SophieDont nos voix répétaient les chants.

Hélas ! sa lyre enchanteresse,Dont les accords étaient si doux,Ne nous peindra plus la tendresseEt les transports de deux Jaloux.

Amant, sa douce mélodieNe viendra plus à ton secours,Pour redire avec ton amieLe doux serment d’aimer toujours.

Et vous dont sa lyre facileEmbellissait les tendres vers,

Cessez un travail inutile ;Nous n’entendrons plus ses concerts.

Le poète a brisé sa lyre,L’amour a brisé son carquois,L’amitié tristement soupire,Et le rossignol est sans voix.

Tu réformas et la ville et la cour ;Mais quelle en fut la récompense !Les Français rougiront un jourDe leur peu de reconnaissance.Il leur fallait un comédienQui mit à les polir sa gloire et son étude ;Mais, Molière, à la gloire il ne manquerait rien,Si, parmi leurs défauts que tu peignis si bien,Tu les avais repris de leur ingratitude.

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