Le Rossignol
Améthystes
Vois, sur les violettesBrillent, perles des soirs,De fraîches gouttelettes !Entends dans les bois noirs,Frémissants de son vol,Chanter le rossignol.
Reste ainsi, demi-nue,À la fenêtre ; viens,Mon amante ingénue ;Dis si tu te souviensDes mots que tu m’as dits,Naguère, au paradis !
La lune est radieuse ;La mer aux vastes flots,La mer mélodieusePousse de longs sanglotsDe désir et d’effroi,Comme moi ! comme moi !
Mais non, tais-toi, j’admire,À tes genoux assis,Ta lèvre qui soupire,Tes yeux aux noirs sourcils !C’était hier ! je veuxDénouer tes cheveux.
Ô toison ! ô parureQue je caresse encor !Non, tu n’es pas parjure,Ma belle aux cheveux d’or,Mon ange retrouvé !J’étais fou. J’ai rêvé.
Comentarios
Cargando comentarios…