Le Prêtre

Nous tous

IIILE PRÊTRE

Le prêtre blême, dont les loupsNe voudraient pas pour nourriture,Est maigre comme un cent de clous,Et semble une caricature.Donnant jusqu’à son dernier sou,Il n’est vêtu que d’une loque.On le prendrait pour un chien fou,Et sa soutane s’effiloque.Pourtant son front est plein de jour,Et sur cet être misérableVoyez ! le radieux amourA mis sa lumière adorable.

Et, doux, il rit aux cieux bénis,Quand le soleil, au crépuscule,Vient empourprer les poils jaunisDe sa perruque ridicule.

1 décembre 1883.

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