À Théophile Gautier

Odelettes

Quand sa chasse est finie,Le poëte oiseleurManieL’outil du ciseleur.

Car il faut qu’il meurtrisse,Pour y graver son purCaprice,Un métal au cœur dur.

Pas de travail commode !Tu prétends, comme moi,Que l’OdeGarde sa vieille loi,

Et que, brillant et ferme,Le beau rhythme d’airainEnfermeL’idée au front serein.

Car toi qui, fou d’extase,Mènes par les grands cieuxPégase,Le cheval aux beaux yeux ;

Toi qui sur une grèveSais prendre en ton réseauLe Rêve,Comme un farouche oiseau ;

Maître, qui nous enseignesL’amour du vert laurier,Tu daignesÊtre un bon ouvrier.

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