Offertoire
Au clair de la dune
XXIIOFFERTOIRE
Il était nuit. La mer en grand deuil célébraitLa mort du jour. Le chœur des frigides ténèbresDescendait du ciel triste et noir qui s’éclairaitD’étoiles, clous d’acier de ces dômes funèbres.Un vent morne courbait au loin les flots grandis ;L’océan larmoyait des hymnes mortuaires,Orgue géant qui râle un lent De Profondis,Et la vague semblait agiter des suaires…
La lune, triomphante et ronde, arda soudain.Or, son disque flottant sur la mer incertaine,Des grands oiseaux de nuit le funéraire essaimS’en vint à très longs cris baiser cette patène.
Comentarios
Cargando comentarios…