P.P.C.

Au clair de la dune

XLP. P. C.

Déjà le colchique d’automneAllume de mauve les prés,Les horizons se font pourprésSous le ciel bas et monotone.L’humide Septembre, perclus,S’en va trépasser dans ses brumesAu glas rauque de ses élus,Les noirs catarrhes et les rhumes !

Les nuits fraîchissent… Dans les boisLes arbres, s’en devenant chauves,Pleuvent leurs feuilles bientôt fauvesSur l’été maussade aux abois.L’aube emperle, chaque matin,La plaine où le lièvre en goguetteBoit la rosée, hume le thym,Sans souci du chasseur qui guette !L’automne en commençant son bailNous promet de nouvelles fêtes…Le sorbier suspend sur nos têtesSes pendeloques de corail.L’hirondelle vers d’autres rivesFuit, cherchant des cieux moins voilés,Et voici revenir les grivesIvres des beaux raisins volés.C’est aussi la saison des huîtres…Le Train jaune n’opère plus :Monsieur réclame en ses épîtresMadame aux regrets superflus.

Les cabines sont sans mystère :Plus ne sonne l’heure du bain.La plage se fait solitaireEt le crabe est son Chérubin !Fin de saison !… Rentrent at homeLes villégiatureurs frileuxQui s’enfuient, ô soleil fantôme,Soufflant dans leurs pauvres doigts bleus…Accompagnons-les, ma Musette,Quittons le flot, vraiment amer,Après la suprême risetteÀ ton héroïne, la Mer !

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