Absinthes
Les treize sonnets du doigt dedans
Absinthes
Sa lance a fourragé le con mol et suspect.L’altière fanfaronne en est déshonoréeEt bien humble aujourd’hui vous nomme avec respect,Douce Blennorhagie, aimable Gonhorrée !Son vit emmailloté comme un crâne de vieuxSait la torture aiguë, au hasard des latrines,Alors qu’il faut vider l’urètre pluvieux…Le benin Copahu parfume ses urines.
Il connaît la douleur plus cuisante qu’un corDes seringues dardant la canule assassineEt crachant au méat le tannin qui calcine !Jour et nuit son gland lourd pleure des larmes saintesEt vertes : on dirait qu’il veut refaire encorGoutte à goutte, et sans fin, les anciennes absinthes.
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