Duettino

Les treize sonnets du doigt dedans

Duettino

Les nuages faisaient le gros dos dans le ciel.Par l’air pesant flottaient des effluves d’orage.Je restai sur ma chaise, affalé, sans courage,Trouble, rêvant à quelque Eden artificiel.De ma fenêtre alors j’aperçus ma voisine,Ce fruit vert interdit à ma lubricité,Comme moi sous le coup de l’électricité,Sans doute, — car sa main s’égarait, enfantine,

Au jupon retroussé sur un ventre ivoirin :Son clitoris braquait sous l’impalpable crinLe médian branleur humecté de salives…Au bordel le plus proche, éperdu, je m’encoursEt revins dès que j’eus dégorgé mes olives…— La vierge aux doigts vaillants se tisonnait toujours !

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