Fleurs blanches
Les treize sonnets du doigt dedans
Fleurs Blanches
Ce que cherche ma langue en ton con virginalOù mes fantasques faims picorent leurs dinettes,Ce n’est point la saveur exquise des minettesNi l’arôme troublant du lubin vaginal,Ce n’est point l’onction de tes lèvres si fermesQui s’ouvrent sous ma dent, juteuses comme un fruit.Ni l’ardente moiteur des pulpes au doux bruit,Ni la gloire des poils ébouriffant les dermes.
Non ! hier j’ai cru voir (et mon rêve fut telD’en garder à jamais l’étrenne à mes moustaches !)Tes linges étoilés d’imperceptibles taches…Or, comme l’époux neuf que l’on mène à l’autelLe front enguirlandé d’orangeades en branches,Je veux couronner, moi, mon gland d’or de fleurs blanches !
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