Blancheurs nocturnes
Hier la plage était une plaine aveuglanteSous l’œil évocateur de la lune en son plein,Et l’océan rampait, avec sa force lenteAu frisson déferlant de son reflux félin. —
Hier la nuit vivante était l’apothéose,Dans son intensité, de nos rêves vivants ;La nature berçait d’un calme grandioseLe repos fugitif des vagues et des vents.
Et vous vous étaliez, nappes d’argent fluideDans des brumes d’opale, et les brouillards lactésRoulaient, pli sur pli, flot sur flot, ride sur ride,Le voile diaphane où vibraient vos clartés.
Et nous, passants d’un jour, fantômes du grand songe,Nous avons vu surgir dans ton clair tremblement,Gouffre où naît toute étoile, où tout rayon se plongeUn éden sidéral, mystérieusement…
Comentarios
Cargando comentarios…