Notes – Éditeur

Un coteau dominait cette plaine, et derrièreCe monticule nu, sans arbre et sans gazon.Les farouches forêts emplissaient l’horizon.

Tout à coup on entend un cri dans la clairière.Une femme parmi les balles apparaît.Toute la bande était déjà dans la forêt,Jean Chouan seul restait ; il s’arrête, il regarde.C’est une femme grosse, elle s’enfuit, hagardeEt pâle, déchirant ses pieds nus aux buissons ;Elle est seule ; elle crie : « À moi, les bons garçons ! »

« Sauve-toi !

Cria-t-il, sauve-toi, ma sœur ! » Folle d’effroi,Jeanne hâta le pas vers la forêt profonde.

Il resta droit, et dit : « Soit, ave Maria !Puis, chancelant, tourné vers le bois, il cria :« Mes amis ! mes amis ! Jeanne est-elle arrivée ? »Des voix dans la forêt répondirent : « Sauvée ! »Jean Chouan murmura : « C’est bien ! » et tomba mort.

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