À un poëte aveugle
Les Contemplations
Merci, poëte ! — Au seuil de mes lares pieux,Comme un hôte divin, tu viens et te dévoiles ;Et l’auréole d’or de tes vers radieuxBrille autour de mon nom comme un cercle d’étoiles.
Chante ! Milton chantait ; chante ! Homère a chanté.Le poëte des sens perce la triste brume ;L’aveugle voit dans l’ombre un monde de clarté.Quand l’œil du corps s’éteint, l’œil de l’esprit s’allume.
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