« En hiver la terre pleure »
Les Quatre Vents de l’esprit — Le Livre lyrique
XXVIII
En hiver la terre pleure ;Le soleil froid, pâle et doux,Vient tard, et part de bonne heure,Ennuyé du rendez-vous.Leurs idylles sont moroses.— Soleil ! aimons ! ― Essayons.Ô terre, où donc sont tes roses ?— Astre, où donc sont tes rayons ?Il prend un prétexte, grêle,Vent, nuage noir ou blanc,Et dit : ― C’est la nuit, ma belle ! ―Et la fait en s’en allant ;Comme un amant qui retireChaque jour son cœur du nœud,Et, ne sachant plus que dire,S’en va le plus tôt qu’il peut.
14 janvier 1855.
Comentarios
Cargando comentarios…