Nuits de juin
Les Rayons et les Ombres
XLIII
L’été, lorsque le jour a fui, de fleurs couverteLa plaine verse au loin un parfum enivrant ;Les yeux fermés, l’oreille aux rumeurs entrouverte,On ne dort qu’à demi d’un sommeil transparent.
Les astres sont plus purs, l’ombre paraît meilleure ;Un vague demi-jour teint le dôme éternel ;Et l’aube douce et pâle, en attendant son heure,Semble toute la nuit errer au bas du ciel.
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