Quintinie
Les rues de Paris
Quel plaisir fut de voir les jardins pleins de fruitsCultivés de sa main, par ses ordres conduits ;De voir les grands vergers du superbe VersaillesSes fertiles carrés, ses fertiles murailles,Où, d’un soin sans égal, Pomone, tous les ans,Elle-même attachait ses plus riches présents !
Là brillait le teint vif des pêches empourprées,Ici le riche émail des prunes diaprées ;Là des rouges pavis le duvet délicat ;Ici le jaune ambré du roussâtre muscat :Tous fruits dont l’œil sans cesse admirait l’abondance,La beauté, la grosseur, la discrète ordonnance ;Jamais sur leurs rameaux également chargés,La main si sagement ne les eût arrangés.
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