Serres
Les rues de Paris
Ton art est le premier dont notre premier pèreReçut la loi, dirai-je, ou fâcheuse ou prospère ?Nul autre n’est plus noble et plus riche et plus doux ;Il est de tous les temps, il plaît à tous les goûts.Le père de famille, au sein de son domaine,Goûte les biens permis à la nature humaine ;Ses moments sont remplis, ses guérèts cultivés,Dans l’amour du travail ses enfants élevés ;Sous les rapports d’époux, et de père et de maître,Il est heureux autant qu’un mortel le peut être,Du théâtre des champs tel est le digne acteur.Non, mon cher Ollivier ! non, l’on ne peut jamais
Ni sur des monceaux d’or, ni parmi les palais.Ni dans l’éclat des rangs que le luxe accompagne,Racheter les douceurs qu’on trouve à la campagne.
L’heureux Pradel domine un beau vallon champêtre ;Mais ses fruits sont entés de la main de son maître ;Mais ce pré verdoyant (dont ce nom fut tiré,)D’arbres majestueux par toi fut entouré.· · · · · · · · · La Naïade lointaineVit changer, par tes soins, le cours de sa fontaine.Son tribut, au Pradel si longtemps inconnu,Du domaine embelli doubla le revenu.Tes champs désaltérés en tout temps prospérèrent ;Tes bâtiments surpris d’un vivier s’entourèrent ;Et, dans sa fuite encor, suivant tes intérêts,L’eau fit tourner pour toi les meules de Cérès.
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