Lettres à la princesse — Lettre231

CCXXXI

Ce 4 décembre 1867.

Princesse,

De grandes souffrances venues, je ne sais pourquoi (à cause de la neige, sans doute) m’ont empêché de répondre aussitôt à votre bonne lettre.

Je pense, en effet, que l’empereur a fait à peu près ce qu’il voulait, ni plus, ni moins, et que M. de Moustier a parlé simplement dans cette ligne. La simplicité abrégerait, en effet, bien des choses.

Je crains bien que ce maréchal, à force d’hésiter, n’ose signer. Ils se croient donc tous immaculés dans ce ministère ! Qu’un peu de bien a de peine à se faire !

Vous recevrez, Princesse, une lettre de remercîments de la pauvre malade M C…, qui, grâce à vous, a obtenu pour sa fille classe et Chapelle.

Il m’en coûte de ne pouvoir plus envisager la vie du côté qui sourit. Je m’y sentirais encore disposé.

Je suis à vous, Princesse, avec un tendre et inviolable attachement.

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