Avignon m’apparaît
Notes et Sonnets
SONNET
Avignon m’apparaît dans sa charmante enceinteD’un joli, grave encor, d’un sérieux mignon ;Si bien que l’on dirait, sans jouer sur le nom,Que Mignard, d’après Rome, en copiant l’a peinte(Ce Mignard le Romain aimait fort Avignon) :Jolis remparts sans louve, un Vatican sans crainte,Pour Tibre le grand Rhône, orageux compagnon,Mais aussi la Durance ; et puis Laure pour sainte.C’est du romain plus tendre, en Provence il est né ;C’est du romain venu près du bon roi René.Des papes sommeillants le tombeau rit encore ;
Et mon sonnet léger et pourtant attendriN’est qu’un feston de plus sur leur marbre fleuri,Une perle de plus, dans ta couronne, ô Laure !
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