Le Brigand, imité d’Uhland
Notes et Sonnets
LE BRIGANDimité d’Uhland
Un jour (en mai) de fête et de lumière,Au front du grand bois éclairci,Sortit le Brigand ; et voiciQu’au chemin creux, sous la lisière,Jeune fille passait sans rien voir en arrière.« Oh ! pisse ainsi ! quand ton panier de mai,Au lieu de fraîches violettes,Tiendrait joyaux, riches toilettes,Quel sentier te serait fermé ? »Pensait le dur Brigand au front sombre allumé.Et son regard aux fortes rêveriesSuit longtemps et va protégerLa jeune fille au pas légerQui déjà gagne les prairiesEt glisse blanche au loin le long des métairies ;Tant qu’à la fin, une haie au détourCouvrant la blancheur de la robe,L’aimable forme se dérobe…Pourtant le Brigand, à son tour,Rentre à pas lents au bois, sous ses sapins sans jour.
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